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Le consentement : Pourquoi ce n’est pas qu’une question de « oui » ou de « non » ?

On entend souvent que le consentement est le pilier central de nos relations. Pourtant, dans mes ateliers, je constate que cette notion est encore trop souvent perçue comme un simple interrupteur : On/Off, Oui/Non.

En tant qu’éducatrice à la vie affective diplômée de la Faculté de Médecine de Toulouse, ma mission est d’aider les jeunes et les professionnels à comprendre que le consentement est un processus vivant, subtil et surtout, multidimensionnel.

1. Sortir de la vision contractuelle

Le consentement ne s’arrête pas à l’obtention d’un accord verbal initial. C’est une compétence relationnelle qui s’exerce dans tous les domaines : l’amitié, les jeux, les interactions sociales et, bien sûr, l’intimité.

L’argument d’expert : Le consentement doit être libre, éclairé, spécifique et réversible. Si l’une de ces conditions manque, l’accord est caduc. Dans mes formations, nous travaillons sur la capacité à repérer les mécanismes de pression, de manipulation ou de silence qui peuvent masquer une absence de consentement réel.

2. Écouter le « langage du corps »

Le consentement, c’est aussi savoir interpréter ce qui n’est pas dit. Lors de mes ateliers, j’utilise des outils comme les jeux de rôle et l’analyse de courts-métrages pour apprendre aux participants à décoder les signaux non-verbaux.

Le conseil pratique : Un « oui » hésitant, une personne qui se fige ou qui évite le regard est souvent un signal d’inconfort. Apprendre à s’arrêter et à poser la question (« Est-ce que tu es toujours d’accord ? ») est le plus beau signe de respect que l’on puisse offrir.

3. Développer l’affirmation de soi

Pour pouvoir dire « oui » de façon authentique, il faut être capable de dire « non » sans crainte. Cela demande une solide estime de soi et la certitude que nos limites seront respectées.

Mes pistes de réflexion pour vous :

  • Valorisez la frustration : Apprendre à gérer un « non » est aussi important que d’apprendre à dire « non ».
  • Vérifiez l’enthousiasme : Le consentement n’est pas l’absence de résistance, c’est la présence d’un désir partagé.
  • Identifiez les rapports de force : Qu’il s’agisse de harcèlement de rue ou de pressions sociales, le contexte influence toujours la liberté de choix.

Pourquoi se faire accompagner sur ce thème ?

Aborder le consentement peut être délicat à cause des tabous et des représentations sociales. Ma pédagogie repose sur un cadre sécurisant, bienveillant et sans jugement, où chaque jeune peut construire sa propre réflexion.

Que ce soit au collège, au lycée ou en milieu professionnel, le but est le même : favoriser des relations saines, équilibrées et profondément respectueuses.


Vous souhaitez approfondir ce sujet avec votre groupe ou vos équipes ? Je propose des interventions sur mesure, adaptées à l’âge et au niveau de maturité de vos publics. Mes programmes sont certifiés Qualiopi, garantissant une démarche pédagogique rigoureuse et de qualité.


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